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Ecole de Provence
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Le facteur clé : être motivé

Vous êtes nul en maths, incorrigible en orthographe, et votre allemand est désespérant ? Pour réussir, il va falloir trouver en vous la force de vous mettre au travail.
Commencez par arrêter de répéter que vous n’êtes pas doué. Certes, la part de talent naturel a une incidence sur le succès, mais elle n’est pas si importante. La clé de notre succès dépend en fait largement de notre motivation, qui va agir comme un turbo sur un moteur. C’est elle qui va doper nos capacités intellectuelles, de travail, et donc notre talent !

Même l’amour peut être un moteur dans ses études

Pour Michel Coéffé, auteur de nombreux ouvrages sur les méthodes de travail, "aucune motivation ne remplace le désir d’auto épanouissement, c’est-à-dire la prise de conscience que l’école, puis les établissements supérieurs, sont des outils qui vont nous aider à nous réaliser". Mais ce n’est pas le seul moyen de nourrir votre motivation. "Il y en a d’autres, parfois moins riches, mais qui ont le mérite d’exister, comme la passion, le besoin de dépasser l’autre, de plaire", explique-t-il.
On peut se mettre à travailler pour exaucer le désir de ses parents, de son prof, séduire sa copine ou pour satisfaire un besoin d’estime, de considération. Pour Arlette Lofficier, auteur de Treize Atouts pour réussir vos études (éditions l’Harmattan), "l’espoir, la foi, la passion, donnent des résultats extraordinaires". Elena, aujourd’hui élève en licence d’AES (administration économique et sociale) à la faculté de Nanterre, peut en témoigner : "En terminale STG, j’étais vraiment nulle en compta, avec un dernier contrôle où j’avais eu 1,5/20 ! Un cas désespérant ! raconte-t-elle. Je me suis fait aider par mon petit copain de l’époque, qui m’a fait travailler. Et comme j’étais très amoureuse, j’étais très motivée ! À l’interro suivante, j’ai eu 19,5/20 ! La prof était tellement épatée qu’elle m’a citée comme exemple devant toutes les autres classes !"
 

Comprendre ses mauvaises notes

"Pour d’autres encore, briller dans les études autorise des pulsions d’agressivité. Devoirs, examens, deviennent des compétitions. Le but : rivaliser, se placer en leader. Nous ne sommes pas loin non plus de la notion de jeu et du plaisir qu’on a à gagner", explique Michel Coéffé, qui ajoute : "Mais être motivé, c’est aussi de ne pas être désespéré par une mauvaise note. Tirez-en des leçons et considérez cette mauvaise expérience comme un défi à relever. Notre cerveau, par sa plasticité, est construit pour s’adapter aux situations nouvelles. Il possède des ressources insoupçonnées qui nous surprennent toujours : ayez confiance en lui, c’est-à-dire en vous."
Enfin, il arrive aussi que l’on étudie des matières que l’on n’aime pas particulièrement, parce que c’est la seule manière d’obtenir un diplôme ou un emploi convoité. Dans ce cas, il s’agit plus d’un pari sur l’avenir. La peur, moins avouable encore, peut être un puissant moteur, que ce soit celle des sanctions, celle d’échouer, ou encore celle de la mauvaise note. Tout ce panel de sentiments finalement assez primaires peut être d’une grande force. Il n’y a pas de honte à les utiliser pour tirer le meilleur de soi-même.