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Ecole de Provence
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Les enfants et Internet

En un an, l’utilisation de Facebook a quasiment doublé auprès des jeunes adolescents : c’est l’un des principaux enseignements de l’étude "Enfants et Internet", réalisée pour le collectif d’associations de défense des droits de l’enfant La Voix de l’enfant et publiée par le Figaro.


Chez les 11-13 ans, plus d’un jeune sur deux (55 %) dispose d’un compte Facebook, contre 35 % l’an dernier ; le chiffre atteint 75 % chez les 13-17 ans. L’étude montre nettement que les plus jeunes sont aussi les moins sensibilisés à la question de la protection des données personnelles : 87 % des 11-13 ans laissent toutes les informations de leur profil librement accessibles. Dans cette tranche d’âge, seul un jeune sur cinq connaît l’existence des paramètres de confidentialité.


Ces chiffres évoluent avec l’âge : plus de la moitié des 15-17 ans connaissent, eux, les options de protection de la vie privée. Mais malgré les campagnes de prévention, les plus jeunes ne semblent pas concernés par ces questions – ou les perçoivent différemment des adultes. Reste une autre question, soulevée par le président de la CNIL, Alex Türk : "Facebook est en théorie interdit au moins de 13 ans. Est-ce normal qu’une société américaine en Europe ne se soumette pas aux lois européennes ?"


LE TÉLÉCHARGEMENT ILLÉGAL EXPLOSE


Autre constat dressé par l’étude, réalisée auprès d’un échantillon de 35 000 jeunes : le téléchargement illégal de musique et de vidéo a explosé. Il y a un an, seuls 20 % des adolescents interrogés déclaraient télécharger des films ou des séries télévisées ; cette année, ils sont 50 % chez les 13-15 ans, et 37 % chez les 11-13 ans. Les chiffres ont augmenté dans des proportions similaires pour le téléchargement de musique, passé de 51 % en moyenne l’an dernier à 75 % chez les 15-17 ans.


L’étude a été réalisée entre mai et juin, avant les premiers envois de courriels de la Hadopi, mais la très forte augmentation des adolescents affirmant télécharger laisse planer un doute sur l’efficacité des mesures dissuasives. A moins que les parents, destinataires des e-mails d’avertissements, n’empêchent leurs enfants de télécharger ? Pas si sûr. Comme l’an dernier, un quart des adolescents affirment télécharger... à la demande de leurs parents.


PDF - 1.1 Mo
Baromêtre Calysto