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Ecole de Provence
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Les trésors cachés du Sacro Monte di Orta

Marseille, Exposition photographique "Les trésors cachés du Sacro Monte di Orta", Palais des Arts, 2 octobre 2010 - 16 janvier 2011

La Fondation Regards de Provence révèle en images le patrimoine exceptionnel du Sacro Monte di Orta, site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et situé dans la région du Piémont en Italie. Implanté sur les hauteurs boisées du lac d’Orta, ce mont sacré est un chemin de dévotion, datant du XVIIème siècle, composé de vingt chapelles, que le public ne peut admirer qu’à travers des grilles. Décorés de peintures murales et de statues en terre cuite polychrome grandeur nature, ces sanctuaires illustrent des épisodes de la vie de Saint François d’Assise. L’exposition, « Les trésors cachés du Sacro Monte di Orta », réunit plus d’une centaine de photographies de l’artiste Christian Ramade et reconstitue deux chapelles, restituant l’enchantement de ce lieu magique et sa richesse historique et culturelle. Cette exposition est présentée du samedi 2 octobre 2010 au dimanche 16 janvier 2011 dans les salons du Palais des Arts à Marseille et sera ensuite révélée à Orta et Turin en 2011.

Chapelle II, Vue de l’extérieur.

Chapelle III, Peinture murale du vestibule.

Chapelle VII, Vue à travers les grilles.

Chapelle XIII, Saint François dénudé dans les rues d’Assise.

Chapelle XVI, Arrivée de Saint François à Assise.

Chapelle XX, Affrontement des personnages peints et sculptés.

Chapelle XX, Plafond.

Le Palais des Arts est ouvert tous les jours de 10h à 18h (fermeture le 25 décembre et 1er janvier).

Tarif normal : 4,50 € Tarifs réduits : 3,50 € - 2,30 € - 1,50 €

Visite commentée de l’exposition, hors groupes, les mardi, jeudi, samedi et dimanche à 15h

Visite commentée sur rendez-vous, les lundi, mercredi et vendredi, 2 € / personne

Fondation Regards de Provence

Exposition en cours " Auguste Chabaud en Provence "

=> jusqu’au 12 septembre 2010

Mails : regards-de-provence@wanadoo.fr

Palais des Arts, 1 place Carli, 13001 Marseille

Tél. Musée : +33 4 91 42 51 50

Site : http://www.regards-de-provence.org

Communiqué de presse

Les trésors cachés du Sacro Monte di Orta

Au Palais des Arts - Place Carli - Cours Julien, Marseille
du 2 octobre 2010 au 16 janvier 2011

La Fondation Regards de Provence révèle en images le patrimoine exceptionnel du Sacro Monte di Orta, site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et situé dans la région du Piémont en Italie. Implanté sur les hauteurs boisées du lac d’Orta, ce mont sacré est un chemin de dévotion, datant du XVIIème siècle, composé de vingt chapelles, que le public ne peut admirer qu’à travers des grilles. Décorés de peintures murales et de statues en terre cuite polychrome grandeur nature, ces sanctuaires illustrent des épisodes de la vie de Saint François d’Assise. L’exposition, « Les trésors cachés du Sacro Monte di Orta », réunit plus d’une centaine de photographies de l’artiste Christian Ramade et reconstitue deux chapelles, restituant l’enchantement de ce lieu magique et sa richesse historique et culturelle. Cette exposition est présentée du 2 octobre 2010 au 16 janvier 2011 dans les salons du Palais des Arts à Marseille et sera ensuite révélée à Orta et Turin en 2011.

Cet évènement n’a pas vocation à examiner les peintures murales, les plafonds et coupoles et les 376 statues, sous l’angle de l’histoire de l’art ou celui de la théologie. Il témoigne de la diversité et du pittoresque de ces œuvres et en illustre le fonctionnement par le biais du regard inventif et perspicace de Christian Ramade, qui, ayant franchi les grilles et claustras, s’est s’immiscé au milieu des sculptures pour prendre des vues rapprochées des mises en scène et des personnages dans leur intimité.

Pour s’immerger dans l’ambiance des scènes emblématiques de la vie de Saint François, les salons d’exposition du Palais des Arts accueillent sur leurs cimaises des photographies grand format de dimensions très variées (40 x 60 cm ; 80 x 53 cm ; 80 x 120 cm ; 95 x 200 cm ou de plus grandes dimensions) et crée deux chapelles (sur bâche en taffetas translucide de 3 m de hauteur) à partir d’images panoramiques réalisées avec une grande habileté visuelle. Ainsi le photographe s’inscrit dans la lignée des sculpteurs qui modelèrent, avec une virtuosité jamais prise en défaut, les acteurs de ce théâtre sacré. Les figurants créaient l’illusion de la vérité des scènes qu’ils organisaient, Christian Ramade restitue la vérité de leur art de l’illusion. Ces images contribuent de concert à toucher la sensibilité et à élever l’esprit des pèlerins et visiteurs de l’exposition.

La construction du complexe religieux s’est déroulée en trois phases distinctes entre 1590 et 1757. Chaque période a laissé des empreintes décoratives différentes, du classicisme de la Renaissance au rococo en passant par le baroque. Sculpteurs et peintres au fil des siècles ont conçu avec réalisme et sobriété ces groupes de statues et de nombreuses peintures murales des scènes de la vie du Saint. A ces travaux artistiques se sont ajoutés ceux des artisans locaux qui ont créé de lourdes portes, grilles et claustras en bois et fer forgé.

Les photographies par Christian Ramade des personnages regroupés en scènes, des portraits de personnages sculptés, mettent en valeur leurs expressions singulières que d’ordinaire l’on remarque peu quand on regarde les scènes comme un spectacle d’ensemble. Ce faisant, l’attention est aussi portée sur le fait que l’efficacité figurative des scènes représentées repose sur le trompe-l’œil, pour des raisons d’économie. Personnages peints et sculptés se mêlent ; ces derniers ne sont souvent modelés qu’en partie. L’illusion est reine.

Histoire

L’idée de bâtir sur une hauteur une série d’édifices, dont chacun contiendrait la représentation d’une scène de la vie d’un saint personnage, naquit de la difficulté de se rendre en pèlerinage en Palestine, en raison de l’expansion musulmane et de la décision prise au concile de Trente, en 1535, de recourir aux images pour lutter contre la propagation de la réforme luthérienne. Les trois premiers monts sacrés, érigés comme des forteresses spirituelles, furent édifiés dans le Milanais, en Toscane et au Portugal. Par la suite, le Sacro Monte d’Orta fut conçu pour rappeler aux fidèles quelles sont les vertus dont la pratique leur permettra de faire leur salut.
Sur ce Mont, trente trois chapelles furent programmées, chiffre correspondant au nombre d’années que vécut le Christ, dont Saint François se voulut l’imitateur. François d’Assise, par la vie simple et pleine d’humilité qu’il choisit de mener, fut le saint le plus propre à toucher le peuple et le meilleur intermédiaire pour stimuler la ferveur religieuse et inciter à vivre à l’imitation de Jésus. Seulement vingt chapelles furent bâties sur près de deux siècles, de 1590 à 1757, dont le style varie du classicisme de la Renaissance au rococo en passant par le baroque.

Chaque épisode de la vie de Saint François mis en scène cherche à toucher le spectateur à différents niveaux chez le spectateur. Le pittoresque d’un événement éveille la curiosité, le récit d’une action remarquable du saint suscite l’admiration voire le désir d’émulation, et la comparaison de cette action avec une action analogue du Christ doit provoquer la volonté de conduire sa vie selon l’enseignement du Sauveur.

Grilles et clautras

Chaque édifice comporte un portique ou un vestibule, séparé de la salle où est représenté un épisode de la vie du Saint par une grille en fer forgé ou un claustra de bois ouvragé. Cette séparation, arrêtant le pèlerin, le maintient à distance, l’empêchant de se mêler à la scène et à ses participants de céramique – alors que leur taille commune semble l’y inviter –, et l’oblige à être un spectateur attentif, faisant de sa visite, non pas une participation ludique ni même un divertissement, mais une occasion de réflexion et de méditation sur les vertus dont fait preuve le saint. Tantôt cette grille n’est qu’un barreaudage espacé, tantôt elle est une œuvre au dessin complexe qui, à distance, brouille la perception. Lorsqu’il s’agit de claustras de bois, la scène est quasiment occultée, avec quelques ouvertures qui sont des postes d’observation privilégiés qui orientent le regard du spectateur.

Chaque photographie de Christian Ramade montre bien comment le fait de choisir un poste d’observation plutôt qu’un autre fait varier le point de vue du spectateur et, en conséquence, son appréciation de la scène qu’il a sous les yeux. L’accent est chaque fois mis sur un aspect différent de l’histoire représentée.

Les grilles et claustras ne sont ainsi jamais des obstacles à la bonne perception des scènes de la vie de Saint François. Elles obligent à regarder attentivement, elles contribuent à ce que la perception soit entière. Elles peuvent être des objets esthétiquement admirables, dont le rôle est de préparer à ce plaisir visuel de l’esprit qu’est l’admiration causée par les agissements de Saint François.

Les peintures murales

Les murs intérieurs des chapelles, des vestibules et parfois leurs plafonds, sont peints de façon narrative, à l’exception de quelques figures allégoriques et décoratives, et complètent le récit de la vie de Saint François, dont les moments les plus importants sont reconstitués en trois dimensions par le moyen de statues.

Dans les vestibules, des tableaux de grande taille, rectangulaires, sont directement peints sur les murs représentant des scènes de la vie de Saint François en relation chronologique étroite avec l’évènement mis en scène dans la chapelle attenante. D’autre peintures murales constituent le décor des mises en scène et associent aux personnages sculptés des personnages peints qui participent à l’événement représenté.

Dans les chapelles de style baroque, l’illusionnisme qui vise à confondre personnages en trois dimensions et participants peints, est poussé fort loin ; les uns et les autres sont engagés dans la même action, partagent les mêmes sentiments, ont des gestes semblables, dialoguent, s’opposent même. Dans un cas extrême, le spectateur d’une scène lève le bras droit dans un geste de protestation, et ce bras en trois dimensions sort du mur et s’en détache suffisamment pour y projeter son ombre, ce qui achève l’indistinction des divers modes de représentation. Les photographies de Christian Ramade rendent parfaitement ces effets.

Les peintures sont la partie la plus fragile du grand œuvre d’Orta. Elles s’écaillent, se sont effacées par endroits. Certains personnages en sont réduits à n’être plus que des présences indécises. Le temps ajoute aux enseignements voulus par les peintures du Sacro Monte une leçon de vanité.

Groupes sculptés

L’aspect légende dorée de la vie de Saint François est principalement illustré par les statues, regroupées en scènes édifiantes.
Le Sacro Monte d’Orta met en exergue les vertus du Saint, dont les deux les plus souvent illustrées sont l’obéissance et la pauvreté. L’obéissance est impliquée dès la première scène où parait Saint François adulte (chapelle II), quand le Christ du crucifix devant lequel il prie, l’exhorte à renoncer au monde, ce qu’il fera. La pauvreté l’est dès la chapelle III, quand il renonce aux biens de ce monde, qui ne sont que vanités. Il est bien d’autres vertus exemplifiées par le comportement du saint : l’humilité quand il renonce à ses habits somptueux, la piété quand il assiste à la messe, la pénitence quand il se fait conduire nu dans les rues d’Assise. Les trois vertus théologales le sont aussi : la foi, l’espérance et la charité.
La raison d’être du Sacro Monte d’Orta n’est pas de fournir à ses visiteurs une image miroir de la société mais un exemple de cheminement moral. Le peuple de figurants a été composé par ajouts successifs au cours de près de deux siècles. Dans ce rassemblement de témoins, compagnons, compatriotes et contemporains, les quatre âges de la vie sont représentés.
L’enfance y est figurée avec sentimentalité ; la jeunesse est représentée par les deux sexes, jeune homme en prière pendant la vêture des premiers disciples de Saint François, jeune fille extatique assistant à la messe ; l’âge mûr est surabondamment illustré par les moines et les participants des deux sexes à de nombreux événements, la vieillesse rappelle la précarité de l’existence.

La vie mondaine urbaine, qui est l’arrière plan de l’existence de Saint François, sert de faire valoir à sa conduite. La représentation des infirmes et celle des musulmans, comme celle des personnages en habits de fête ou déguisés du carnaval introduit une tentation, iconographique, celle du pittoresque. Qu’il soit exotique, domestique ou lié à l’anormalité, le pittoresque retient l’attention sur le spectacle au détriment de la leçon. Mais l’on sait depuis Aristote qu’instruire et plaire sont étroitement liés. Le pittoresque, que l’époque baroque favorise, n’est donc qu’un mal nécessaire. Bien plus, il peut être légitimé comme moyen efficace de la captatio benevolentiæ des pèlerins, comme instrument au service d’un art de la persuasion.

L’expression des passions

Les artistes qui ont œuvré à Orta connaissaient dans l’art de l’éloquence muette, qui traduit les sentiments par l’expression des visages, les gestes et les postures du corps. Les pèlerins, tenus à distance par les grilles et les claustras, en saisissent surtout ce qu’en laissent percevoir les attitudes, ainsi que les relations des personnages les uns avec les autres. Les photographies de Christian Ramade, qui cadrent étroitement les visages ou isolent certains personnages, permettent de découvrir plus précisément les sentiments éprouvés par les témoins de la vie de Saint François et de constater comment ils réagissent, individuellement ou comme membre d’un groupe, aux évènements auxquels ils participent.

De la Renaissance au XVIIème siècle on s’intéresse aux « passions », ce terme recouvrant tout ce qu’aujourd’hui on appellerait sentiments, émotions, désirs, états de sensibilité, mouvements d’humeur, … et passions. L’expression d’un visage indique l’action d’une « passion » qui meut et émeut le personnage observé.

Les photographies de Christian Ramade permettent facilement de se rendre compte de ce jeu des passions. Les passions composent une rhétorique visuelle au service d’un art de la persuasion qui vise à toucher à la fois la sensibilité et la raison. On retrouve, entre autres, l’angoisse, le désappointement, la bonhommie, le ravissement, l’embarras, la cruauté, la colère, l’ironie, le doute, l’incertitude, la conviction, l’intérêt, l’épuisement, la suspicion, l’extase, l’hébètement, la rêverie, l’ahurissement, la fascination, la compassion, etc.

Figures féminines

Pour toucher la sensibilité, il n’est pas de personnage plus efficace que la femme, qui est présente de trois façons. La vie du saint se déroulant à l’imitation de celle de Jésus Christ, sa mère, et donc toutes femmes qui ont vocation à la maternité, se trouvent parées des vertus qui sont traditionnellement attribuées à la mère du Christ : modestie, humilité, sagesse, piété, … et beauté. Quasiment toutes les autres femmes présentes, les servantes, la nourrice qui découvre son sein, les voisines et les élégantes femmes sont également jeunes et belles.

Pourtant beauté, piété et autres vertus, ne vont pas nécessairement de pair. Il est une autre image de la femme où beauté rime avec volupté, et le sourire de ces jeunes femmes semble une invitation à la luxure. Une telle image de la femme dans l’iconographie d’un Sacro Monte pourrait étonner, si n’apparaissait dans la scène de la tentation de Saint François une démone dépoitraillée, dont elle est l’équivalent mondain. Sa présence est donc justifiée comme exemple des tentations de la chair contre lesquelles toute la scène exhorte sans équivoque à se prémunir.

Cependant il est une troisième image de la femme, que l’âge dépouille peu à peu de sa beauté. On comprend alors que de l’image de séduction de la beauté souriante n’est que l’introduction à une leçon de vanité.

Au-delà des apparences

Christian Ramade attire l’attention sur le fait que l’efficacité figurative des scènes représentées repose sur le trompe-l’œil.
Le principe d’économie influa sur la façon de sculpter les personnages. Puisque les spectateurs ne peuvent s’approcher d’eux et que, malgré la variation possible des points de vue, ils ne les voient que d’un seul côté, on jugea inutile de les modeler entièrement et, quand ils formaient un groupe, de représenter ce qui n’était pas visible pour les spectateurs de ceux qui étaient partiellement cachés par des personnages placés devant eux. C’est ainsi qu’un témoin des miracles accomplis sur la tombe de Saint François, à la chapelle XIX, est réduit à une tête, un buste et un bras fixés au mur.

Dès qu’un personnage est de profil — vu de côté depuis la grille ou la claustra derrière laquelle les spectateurs sont maintenus — on peut être sûr qu’il n’a qu’un demi visage, ou à tout le moins que son visage, s’il a été entièrement modelé, n’est pas totalement peint.

Le photographe, immergé dans les groupes, témoigne que les spectacles ne sont que des faux-semblants, que les chevaux les plus altiers sont éviscérés et remplis de briques pour les équilibrer ou encore que leurs carcasses creuses laissent voir leur structure de bois et de fer. Les personnages sont conçus également de la même manière : leur envers est sans rapport avec leur endroit, soit parce qu’ils n’ont pas d’envers, la ronde-bosse des statues, comme tranchée net, se convertissant brutalement en plate surface, soit parce que l’arrière de statues qui maintiennent la volumétrie générale du corps humain est troué, crevé de béances qui révèlent qu’elles ne sont que des coques vides.

De ce constat Christian Ramade tire une réflexion sur la création, en juxtaposant sur certaines photographies deux personnages sculptés : l’un vu du côté inachevé, l’autre du côté visible pour les spectateurs. Cette association du visible et du caché n’est pas le résultat d’un montage, mais du choix d’un judicieux angle de prise de vue permettant de saisir, partiellement, l’un et l’autre. De l’un à l’autre, on peut juger du fait que créer est donner forme à l’inexistant.

A Orta il est difficile de dissocier réflexion sur la création d’une œuvre d’art, ce qu’est le Sacro Monte par les sculptures et peintures de ses chapelles, et réflexion sur l’accession à la sainteté, que les chapelles racontent dans leur succession, sur la transformation de la matière et sur celle de la nature humaine. Dans la création artistique comme dans la démarche mystique on passe d’un état d’indifférence (celui du matériau, de la vie soumise aux contingences mondaines) à une réalisation (œuvre d’art, salut éternel) qui mérite considération, suscite l’admiration et invite à l’imitation. Cette similitude dans la démarche esthétique et l’élévation spirituelle oblige à considérer différemment la pratique de l’économie et celle de l’orientation efficace du regard, que les photographies ont si efficacement mises en évidence, et suggère d’en faire une interprétation allégorique : elles ne sont pas sans rappeler l’humilité et la détermination avec lesquelles Saint François mena sa vie.

Les photographies de Christian Ramade sont parvenues à faire de la photographie, habituellement moyen de fixation de l’apparence des choses, celui de la caractérisation de leur essence.

Marseille est le point de départ de cette exposition, qui sera ensuite présentée en 2011 à Orta, Turin et dans d’autres villes italiennes et françaises. L’ouvrage « Les trésors cachés du Sacro Monte di Orta » (format 30 x 40 cm) révèle près de 140 photographies remarquables de Christian Ramade (dont certaines panoramiques de 1 m de long), commentées par le critique d’art, Jean Arrouye (dont le communiqué s’inspire de ses textes). Le Président de la Région du Piémont, Roberto Cota, le Mairie d’Orta San Giula, Cesare Natale, et le frère Fra Angélo Felice Manzini, responsable du site, ont participé à la présentation du Sacro Monte.