Lourdes 2009 en poème par Gérard Andréani

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LOURDES 2009

Ils partirent cent vingt sous un soleil divin,

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Ils partirent 120...

Quittant famille, amis et frasques de l’O.M.
Ils n’avaient qu’un seul but : dire "Lourdes je t’aime".
Arrivés sous la pluie, ils jouèrent au devin.

Il fallait, en effet, aller près de la grotte
Prendre son petit sac puis se rendre à l’hôtel.
Ils avaient tant chanté à l’appel de Joël
Qu’ils n’avaient plus de voix à s’en racler la glotte.

Pourtant, pendant trois jours, n’en laissant rien paraitre.
Ils furent pleins d’ardeur, se montrèrent si pugnaces
Que personne n’en revint, pas même Saint Ignace,
Pas même Bernadette, et tous les saints peut-être.

Il fallait tous les voir lors de la procession,
Eclairés d’un flambeau, le visage masqué
Par l’écharpe mariale habilement piquée
En parfaits serviteurs d’Ignace-Education.

Parcourant plusieurs fois l’immense sanctuaire,
Se regroupant toujours autour de leur bannière,
Fidèles à leur devise, ils marchèrent, ils prièrent
Avant de retourner dans leur chère tanière.

Osant une relecture de ce voyage à lourdes,
J’ai vidé toute l’eau que j’ai bue de ma gourde.
Voilà ces quelques vers que Geneviève demandait,
Qu’un soir, dans mon hôtel, j’ai bien pu composer.

Gérard ANDREANI, 1er Mai 2009.

Mis à jour le mardi 12 mai 2009