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Ecole de Provence
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Vivre la propreté à Provence...


Place Louis LUMIÈRE, bas des escaliers ce 5 juin

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Ce voile orange m’apparaît comme la plaie de la place.
Plaie comme blessure d’abord, de tous ces paquets, ces aliments écrasés ; et puis plaie par elle-même, car elle aussi jonche la place, elle aussi fait de ce coin frais sous les platanes une déchetterie ouverte à l’année, sans trop de distinction selon les jours. Sauf quelques pauses pendant les vacances scolaires. Et un pic durant les derniers jours de classe…
Etonnant, cette relation d’avec les périodes scolaires. Etonnant, parce que cette place ne fait pas partie de l’école, qu’elle ne la jouxte même pas, et qu’elle est habitée par des gens qui y sont tout à fait extérieurs. Et pourtant, on ose.
Non content de s’approprier l’espace des escaliers le midi, non content de gêner les gens qui y habitent par l’obstruction du passage et les bruits incessants, on ose laisser à ces gens tous les détritus possibles et imaginables. Emballages divers, aliments écrasés, sodas renversés....
La liste serait longue. Et pourtant ! Ce n’est pas faute de poubelles, il y en a pléthore, et elles ne sont jamais pleines.
Quant à l’adieu des Terminales, on a son avis sur ce genre de manifestations... !?!
Mais qu’on soit pour ou contre, il y a quelque chose qu’on ne peut souffrir, c’est cette pollution. Pollution visuelle, odorante, environnementale… Et contre laquelle rien n’a été entrepris par les élèves : au moins aurait-on pu jeter les boîtes d’œufs et les sachets, puisqu’il reste de la place dans les poubelles. Mais non. Pourtant.
Enfin ce n’est que pour une après midi, dira-t’on. Mais comment prétendre cela devant les habitants de la place, qui chaque jour de l’année se trouvent confrontés à la même situation ? Même ce jour, preuve en est la canette sur le banc… Alors il faut faire quelque chose.
Par respect des habitants, d’abord, et puis par respect de soi même.Qu’on ne puisse plus avoir honte de l’état de cette place en se disant qu’on y est pour quelque chose. Et encore moins en avoir honte en se disant seulement qu’on fait partie de ce Lycée. 

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Alentours du Gymnase, point d’eau.


Dans cet angle en contrebas des terrains de sport, se rassemblent souvent les papiers et les emballages plastiques de goûters laissés dans la cour. Ce n’est pourtant pas faute d’endroits où les jeter, puisque l’on trouve une poubelle juste à côté. Ces détritus sont laissés pas des élèves du collège semble-t’il, et qui, non conscients des répercussions d’une telle action quand elle se trouve généralisée, jettent les papiers qui les encombrent sans se soucier de la présence d’une poubelle toute proche. Ou bien par lassitude, ou bien par négligence.
Alentours du gymnase, devant le bureau des professeurs de sport/ vestiaires filles. Quelques papiers qui traînent, pas grand-chose semble-t’il. Pas grand-chose sans doute, mais bien assez déjà pour que ce soit trop.
Ces papiers et ces mouchoirs sont un aspect précis d’une situation plus globale au sein de l’école et qui tend à se généraliser : la dégradation de la propreté ; c’est-à-dire d’un certain respect de l’établissement, des personnes qui y travaillent et des élèves qui y étudient.
Ces papiers là sont donc un symbole, mais ils sont aussi, ne l’oublions pas, des détritus dans la cour. Ce n’est pas très sale, ni très dangereux pour l’environnement, c’est certain, mais enfin c’est un laisser-aller et une dégradation ; et c’est décevant et désagréable pour celui qui déambule dans la cour s’y trouve confronté.
Quelques papiers donc, mais quelques papiers qu’il serait mieux pour tous de ne pas trouver sur son chemin. Même si c’est pour les ramasser.