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Ecole de Provence
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Décès du père Gustave Martelet

P. Gustave Martelet s.j

Le théologien jésuite, spécialiste de Teilhard de Chardin et connu pour ses écrits sur la mort et la résurrection, est décédé mardi soir à 98 ans

« Le fil conducteur de toute sa réflexion a été de comprendre ce qu’est la vie ! » Le jésuite François Euvé, rédacteur en chef de la revue Études, a été l’un des derniers à rencontrer le P. Gustave Martelet, mort mardi à 98 ans, dans la chambre qu’il occupait chez les Petites sœurs des pauvres, à Paris. « La vie et l’œuvre du P. Martelet ne peuvent aller l’une sans l’autre », poursuit le P. Euvé.

Né le 24 septembre 1916 à Lyon, le jeune Gustave et son frère jumeau ont été d’emblée marqués par la mort : celle de leur père, décédé huit mois auparavant d’un accident de bicyclette. « Ce contraste de la vie qui triomphe de la mort, déjà présent à sa naissance, n’a cessé d’accompagner sa réflexion », explique le P. Euvé. Malgré les difficultés financières de la famille, son enfance est heureuse. « On vivait dans une certaine frugalité, mais la privation a permis à mon désir profond de se porter vers l’essentiel », racontait-il à La Croix, en 2010.

Cet essentiel prend le visage « de Dieu dans le Christ » vers lequel le conduisent l’expérience de l’amour maternel et l’influence d’un prêtre et professeur du petit séminaire qui avait « le sens de l’histoire et de la préhistoire ». Avec lui, l’adolescent s’ouvre à l’immensité de l’univers et de la création. Des centres d’intérêts qu’il décide d’approfondir en entrant, en 1933, au grand séminaire de Lyon. Le Jeudi saint 1934, alors qu’il lit le Mystère de Jésus de Pascal, le Christ fait irruption dans sa vie. Un événement « décisif » qui, selon François Euvé, « commande la forme qu’il donnera ultérieurement à sa recherche théologique ».

Suite de l’article de Claire Lesegretain La Croix du 15.01.2014

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