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Ecole de Provence
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Les Pépites selon Clémentine

Samedi soir, je suis allée voir au cinéma le film « les pépites ». C’est la magnifique histoire d’un couple de français, Christian et Marie-France, qui est parti il y a 20 ans au Cambodge, à Phnom Penh, la capitale et a fondé l’association « Pour un sourire d’enfants ».

Plus précisément, ils ont découvert une énorme décharge sur laquelle il y avait des enfants. D’après eux, l’odeur était épouvantable, cela donnait envie de vomir et de pleurer car on voyait des petits enfants, très jeunes, fouiller dans cette espèce de boue noirâtre qui grossissait minute par minute avec les camions qui déchargeaient des montagnes de déchets, sans se soucier de savoir s’ils écrasaient ou non des enfants. Les enfants fouillaient, pieds nus, avec leurs mains, dans l’espoir de trouver un peu de reste de nourriture.
Christian et Marie-France ont interviewé certains enfants sur la décharge qui disaient que le soir, s’ils ne ramenaient pas de la nourriture à la maison, ils étaient battus. La manière dont les enfants racontaient cela donnait envie de les serrer dans les bras et de les consoler.
Christian et Marie-France commencèrent d’abord par donner des repas aux enfants sur la décharge, ensuite ils construisirent des abris où les enfants pouvaient venir le matin et le soir trouver de la nourriture. Puis ils créèrent des bâtiments afin que les enfants puissent aller à l’école, s’instruire pour trouver un emploi plus tard. Etant donné que les enfants ne cherchaient plus de nourriture dans la décharge, on distribua des sacs de riz à chaque famille qui en avait besoin.

Ce film est vraiment très beau et émouvant, mais ce qui est vraiment triste c’est qu’à la fin, on apprend que Christian est mort il y a deux semaines à l’âge de 82 ans et je pense que c’est cela qui donne le plus envie de pleurer car on se dit que tous ces enfants qui le considéraient comme leur propre père ne pourront plus jamais le voir.
Après le film, nous avons rencontré un couple de français très investi dans l’association « Pour un sourire d’enfants » et avons échangé avec eux. Ils ont participé de près à la vie de l’association et nous ont raconté toute l’évolution de cette magnifique aventure qui a permis à 6000 enfant d’être scolarisés, nourris et vêtus.

Cela m’a rappelé beaucoup de souvenirs car j’ai eu la chance de faire un tour du monde l’année dernière et de passer par Phnom Pehn, une ville que j’ai trouvé très bruyante et dynamique mais également très chaleureuse grâce à la gentillesse des cambodgiens. J’ai été choquée par la pauvreté, encore aujourd’hui, des petits enfants dans la rue. J’aurai l’occasion d’en reparler dans un prochain article.

Clémentine Mandray, 6ème 2